[RENCONTRE AVEC] ODEZENNE – Le Metronum – 10 Décembre 2015

odezenne

Il y a deux ans, grâce à un plébiscite sur les réseaux sociaux, Odezenne rendait pour la première fois visite aux Toulousains au Connexion Live.

A cette époque ils n’étaient encore que des « petits » malgré leurs deux albums en poches. Avec leur parcours en autoproduction, ils étaient la valeur montante d’un son nouveau. 

C’était le 3 juillet 2013 et Odezenne avait alors enflammé la ville rose dans un Connexion Live bondé pour l’occasion.

Deux ans plus tard, la bande à Alix nous faisait le plaisir de revenir à l’assaut du public toulousain mais cette fois-ci dans la grande salle du Metronum à Borderouge.

Quelques heures avant le concert, entre séance de dédicaces et balances, Alix, chanteur et membre du groupe Odezenne,  répond à nos questions. 

Vous avez débutez votre tournée il y a quelques semaines, comment se passe votre retour ?

– Grave bien, le public est fou, il kiffe ! C’est assez dingue, on n’a jamais eu de concert comme ça. On est contents, les nouveaux titres se mélangent plutôt bien en live avec les vieux morceaux, on en joue à peu près vingt, tout le nouvel album, tout l’Ep, et quelques-unes des vieilles que l’on adore.

Dolziger Str. 2, c’est l’album qui nous ressemble le plus, on en est fiers et nous étions curieux de savoir si les gens qui nous connaissent depuis nos premiers albums allaient nous suivre avec celui-ci. Nous n’avons que des bons retours et je crois que les gens qui nous suivent aiment être surpris de toute façon.

Depuis votre dernier passage à Toulouse, peut-on dire qu’Odezenne a vraiment explosé ?

-Je suis toujours prudent avec le terme « exploser ». En fait ça marche plutôt de mieux en mieux, on est quasiment complets partout, j’ai l’impression que nous sommes de plus en plus diffusés sur internet, mais je ne sais pas pourquoi nous ne passons toujours pas en radio. Et forcement quand tu ne passes pas en radio, tu ne vends pas autant de disques, on ne fait pas des ventes de ouf et même si moi je suis content, ceux avec qui nous avons signé une licence ne doivent pas l’être autant ! (rires)

En plus nous avons eu la bonne idée de sortir Dolziger Str.2 le jour des attentats le 13 novembre dernier. La première semaine de vente donne le La en général, mais là il n’y avait pas de fréquentation dans les shops.

Malgré votre succès fulgurant, comment vous expliques-tu que  vous ne passez toujours pas en radio ?

– Franchement je ne sais pas du tout mais on s’en moque, ça ne nous dérange pas car on gagne notre vie en temps qu’intermittents, il n’y a donc que la scène qui compte. Heureusement notre public fait la démarche d’acheter sur notre shop en ligne, c’est ce qui fait que nous pouvons continuer à sortir des clips et des albums. Il y a une vérité économique qui fait que si nous ne vendons pas de disques on aura du mal à faire d’autres disques, mais pour le moment ça n’est pas le cas. Vendre des wagons de disques, personnellement je m’en branle. Je suis juste curieux du fait que par exemple le titre « Bouches à Lèvres » qu’on a sorti, qui a cartonné tout de suite sur le web et que les gens kiffent grave, n’ait été diffusé sur aucune radio. Pour certains, on est pas assez urbains, pour d’autres pas assez lisses, etc. On a juste radio Fip qui passe « Bouches a Lèvres » depuis une semaine, c’est cool mais c’est qu’un passage par jour. Aujourd’hui nos seul alliés en radio sont les radios campus et associative. Pour le coup moi ça me va, mais nous sommes clairement victimes d’une sorte de puritanisme de la part de certaines radios

.

Quelle est la suite pour Odezenne ?

– Apres la tournée, on nous a confirmés le Printemps de Bourges et puis on est en train de monter un studio  de répèt’ à Bordeaux où on pourra maquetter et préparer un autre disque.  Entre-temps on a plein de clips à faire, parce qu’on veut cliper tous les titres de l’album, d’ailleurs on sort « Vodka » dans une semaine.

Et ce soir, à  quoi vous attendez-vous par rapport à votre concert il y a deux ans au Connexion ?

– Au Connexion c’était la première date où on avait vu dehors autant de gens qui attendaient pour nous voir, on n’avait encore jamais vécu ça, c’était terrible et je m’en souviens encore.

Ici, ce soir, je pense que le son sera encore plus terrible !

——————————————————————————————————-

Odezenne pour Dolziger Str.2 a cassé la porte du studio à Berlin pour en faire des petits morceaux qu’ils offriraient dans la version physique de l’album. Le sigle en forme de losange sur la pochette provient du langage des cambrioleurs qui nous invitent à les démunir de ce qui leur appartient vraiment pour nous l’approprier ; leur musique.

Ce jeudi soir à Borderouge,le public toulousain était au rendez-vous et la salle comble, comme pour prouver qu’un groupe non diffusé en radio peut aussi réussir à déplacer les foules…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

                                                                                                              Mystic Gretch (Gretchen Photographie) pour L’Actuzik

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s