[Rencontre avec…] GiedRé – Le Bikini de Toulouse – Mercredi 27 Novembre

GiedRéAvant son concert au Bikini de Toulouse Mercredi 27 Novembre, Cathy est partie à la rencontre d’une des artistes les plus déjantées de la scène Française : GiedRé…

Cathy : Alors comme ça, tu es sur scène sans pause depuis trois ans : l’album, la tournée, tu as tout fait en même temps…

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Giedré : Oui c’est un peu le « Never ending tour »… Ben en fait, comme j’écris des chansons sur la route, du coup j’ai de quoi faire un disque, du coup on rajoute des dates à la tournée…  Il n’y a pas de pause, ça se nourrit l’un de l’autre. Et c’est plus concret. Et puis ça doit être compliqué de pas faire de scène pendant un an et demie et de remonter avec un truc sans savoir si ça va plaire aux gens. Et puis c’est ma vie en fait, je me vois pas faire autrement…

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Cathy : Tu peux m’expliquer ton parcours, comment tu as bifurqué du théâtre à la chanson ?

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G : Ca s’est fait simplement, je n’avais rien prévu. Le théâtre c’est compliqué, on est toujours dépendant des autres. Alors que la chanson, on peut toujours jouer au bistrot, coincé entre la poubelle et la machine à cacahuète. Et ça m’est tombé dessus par hasard. Ça faisait six mois que je jouais au bistrot le samedi soir, et Raphael Mezrahi m’a entendu un soir et m’a proposé sa première partie à la Cigale, et il m’a fait rencontrer Laurent Baffie qui m’a fait faire aussi sa première partie. Et ça s’est pas arrêté depuis trois ans. Donc je ne sais pas ce que c’est que d’envoyer sa maquette à un label, ce genre de choses. C’était pas prévu comme ça.

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C : Ils viennent aussi d’un univers décalé

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G : Oui c’est plus logique que ce soit arrivé avec eux plutôt que Christophe Maé. Mais en même temps c’était un univers de théâtre, dont je me suis éloignée pour me rapprocher de la musique.

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C : Mais ton rapport à la scène apparait quand même très marqué par le théâtre. Tu le ressens comme ça toi ?

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G : Ben pour avoir fait du théâtre, je trouve que ce n’est pas le même cheminement. Par contre c’est sûr, sur scène on choisit ce qu’on donne à voir, on se présente d’une certaine façon pour être fidèle à ce que l’on veut raconter dans sa musique, on est en représentation.

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C : Et cette façon de te mettre en scène, ton répertoire, ils sont amenés à évoluer avec le temps ?

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G : j’en sais rien, je n’y pense pas. Je ne sais pas ce que je ferai dans cinq ans et je ne veux pas y penser. Ma chance c’est de n’avoir pas trop réfléchi, de n’avoir eu aucune ambition. Les questions sur l’avenir, si on se les pose trop elles deviennent très handicapantes je pense, au niveau de la création.

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C : Et le plaisir que tu as manifestement à faire dans le contre-pied, le décalage entre ton image de la jolie fille et tes textes qui écorchent les oreilles, c’est pour éviter de tomber dans le piège de la chanteuse folk trop sage ? Les chansons scato, dans la bouche d’une fille, ça étonne toujours.

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G : Une bonne partie des chansons que je chante aujourd’hui je les chantais déjà dans mon bistrot y’a trois ans, donc ce n’est pas une politique de ma part. Et puis je ne me suis jamais positionné entant que ‘’Femme’’, parce que c’est là que commencent les problèmes. Et tant pis si les autres filles n’osent pas chanter ce genre de choses, il faut qu’elles osent aussi. On peut faire ce qu’on veut… Après rien ne dit que les gens vont t’écouter.

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C : Tu es très suivie sur Internet, notamment sur Facebook. Tu penses que ca a aidé dans ce qui t’arrive aujourd’hui ?

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G : Je pense surtout que ça participe du lien particulier que j’ai avec mon public, qui est « le public le plus cool de tous les publics de la vie ». En fait au début j’avais pas d’album, j’avais rien, donc j’ai crée une page Facebook, parce que c’était le seul moyen pour les gens qui voulaient aller au concert de savoir ce qui se passait. Je me verrais pas ne pas le faire, parce que tu peux parler directement aux gens, tu n’attends pas que Jean-Pierre Pernault t’invite au 13 heures. Les gens sont souvent surpris par le nombre de personnes qui suivent la page, mais ça me permet de discuter, d’avoir un lien direct. Et comme ça je ressens que les gens sont là par choix. Je passe pas sur RFM, donc c’est très important pour moi de me dire que les gens sont là parce qu’ils l’ont choisi, pas parce qu’on leur impose ou que Télérama a dit que c’était super.

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C : Et ton univers graphique, qui est très particulier aussi…

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G : Je travaille avec le même graphiste depuis le début. J’ai des idées, mais je suis nulle donc je lui écris des mails la nuit, où je lui demande de dessiner des crottes avec des étoiles autour. Et il est d’accord.

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C : Et musicalement, tu as une équipe autour de toi ?

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G : Pas trop, je fais seule. Mais sur le prochain album qui sort en janvier, un sept titres, il y a des arrangements d’amis musiciens, notamment Oldelaf avec qui j’ai fait quelques scènes.

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C : Et la suite ?

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G : Peut-être arrêter la tournée, dormir et laver mes chaussettes. Autrement que dans une chambre d’hôtel avec du Génie sans frotter…

.giedré

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