[Hildegarde Schmidt aime] #Fantasticus ou l’hypnose par « Trip »

L’amour d’Hildegarde pour le Rock’n’roll décadent-décomplexé se voit décuplé quand il s’agit de parler du groupe FANTASTICUS. Groupe ou collectif, puisque au-delà des cinq show-men, l’univers visuel et textuel de F. dénote d’un véritable état d’esprit, fédérant par conséquent moult collaborateurs.

fantasticusHildegarde pourrait vous parler des nombreuses références ou influences qui nourrissent leur musique. Car il y en a oui. Et pas des moindres. On leur devine un background plus que fourni, les Doors, Zappa, Tom Waits en passant par le free jazz, la musique expérimentale. Pas peur des chansons qui durent dix minutes, et rien que pour ça, Hildegarde s’incline. Merci.

Seulement, l’impact sensoriel -et par conséquent purement individuel et subjectif- me semble bien plus porteur qu’une foule de citations sollicitant l’intellect et la connaissance encyclopédique du son. Je ne peux parler de Fantasticus sans parler de vibrations. Rock psychédélique qui vous transcende littéralement. Soulevés nous sommes, embarqués dans une mer houleuse qui n’a de cesse de venir vous heurter, comme la vague vous claque et vous lèche en même temps la joue. Clavier-chanteur central, voix profonde, éraillée, maître de cérémonie. Guitare électrique au son chargé d’histoire. Comme quoi la nostalgie, ça passe parfois par la reverb. Basse libre, follement rock, élégamment jazz. Batterie qui chante, percussions qui vous mettent en transe. index

Mêmes sensations à l’écoute du double album Trip, sorti très récemment et qui porte bien son nom. Passage d’une barque à l’autre entre les deux disques, flots agités et nerveux pour le premier (« Le numéro » , « Shy shy girl » plus tendres et hallucinés pour le second « Sweet Olivia« , beatlesien « Time to time » .

Fantasticus voit loin. Vision du monde défendue à travers des textes qui surplombent. Un peu comme des dandys qui regarderaient l’existence à travers du plexiglas. Recul amusé sur les choses, sourire en coin, crachant sa fumée à la gueule du tragique, conscience d’une fatalité dont il vaut mieux se moquer. La seule chose pouvant nous porter atteinte étant notre propre personne (« je ne crains rien si ce n’est moi-même » We don’t mind). Sur-puissants rescapés du désastre, maniant parfaitement l’ironie qui décoiffe,  ils arrivent et attrapent par les entrailles, avec un son rétro-vintage, à la fois témoin et avant-gardiste. Dieu que c’est bon.

FANTASTICUS IS HERE !

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