[ROCK ON THE WILD SIDE] By N.C #8 – The Bitter Sweet Kicks

Écoute-la, la tempête boréale de clarinettes et de cymbales, elle s’approche à grands pas et ce qu’elle annonce est sans équivoque. Hop hop hop, tout le monde se rhabille et on n’oublie pas de régler son horloge avec 5 minutes d’avance afin d’éviter de possibles retards. Le temps n’est plus à la flânerie. Le vert qui tend à présent vers le jaune te le rappelle un peu plus chaque jour et l’éponge qui loge dans ton crâne se regorge doucement de sang frais au son du clic clac entêtant. Outre les entremêlements de paperasses, au milieu des rues qui se repeuplent et grouillent à grands bruits, cette fameuse rentrée tant redoutée t’explose au visage. Et tu vas en prendre pour ton grade vieux bigre, je te le dis, avec délectation et surprise toute contenue : le nouveau LP des Night Beats « Sonic Bloom » sorti le 24 Septembre dernier, le nouveau EP des Growlers « Gilded Pleasures » prévu pour le 12 Novembre, le retour de Cantat et j’en passe, vont à coup sûr réjouir tes oreilles impatientes! De quoi apaiser la frustration infantile – tendance calimero – de ne pas avoir assisté au festival Levitation France, où toute la crème du rock psyché actuel embrasaient des guirlandes de feu dans le ciel d’Angers. Pas grave, au-delà même des disques futurs qui risquent de squatter ta platine tout l’hiver, il y a aussi tous ces concerts à venir que tu as bien notés sur une liste épinglée au dessus de ton lit.

Pour ma part, mes rétines se remettent doucement des cadences multicolores du concert des Black Angels, vu il y a quelques jours. C’était bien, c’était chouette. Autant vous dire que j’en garde un ptit sourire béat, limite niais quand j’y repense, bien que ma coloc m’ai fait redescendre aussi sec de mon joli nuage en s’interrogeant à voix haute sur la relation entre subversion et rock’n’roll (« mais tout ceci ne serait-il pas qu’un leurre afin de perpétuer nos attitudes consuméristes alors que nous nous flattons d’être en marge ? »). La question mérite des réflexions louables, j’avoue. Grandes discussions et vaste sujet. Vous me rendrez une copie double pour demain. Non, sans dec’, on ne va pas relancer le vieux débat « être rock en 20–, c’est quoi ? », ya déjà un magazine de rock connu qui s’en charge depuis belle lurette. Mais je m’égare. Moi, à la base, je voulais vous parler de ma petite découverte estivale.

On se trouvait mes potes et moi au Festival de Binic. C’était le premier soir et les hostilités avaient bien commencé : Movie Star Junkies, Thee Oh Sees pour ne citer qu’eux. Vers 1h du mat’, l’adrénaline redescendait tandis que nous errions sur la plage et humions l’air marin à plein nez. L’ambiance était quelque peu étrange mais agréable. Un de mes potes, à coup de roulades sur le sable, voulait rejoindre la mer à marée basse pour toucher l’eau, un autre effectuait des pas de flamenco avec une grâce toute relative. C’est à peu près à ce moment-là que nous rencontrâmes une troupe d’australiens bourrés comme des coins. Et il se trouvait que ces gars aux accents incompréhensibles étaient les Bitter Sweet Kicks, groupe de Melbourne signé sur l’excellent label breton Beast Records.

The Bitter Sweet Kicks

Depuis 2006, les types arpentent les pubs de la ville et se sont consolidé une réputation scénique explosive. Sous perfusion à peu près constante de bière (vous auriez dû voir le dégout sur leurs visages quand on leur a fait tester le Ricard !), ils balancent avec ferveur un rock carabiné teinté de blues, swamp et punk. Raw power à toute blinde et mon dieu que c’est bon. Leur son est brut, animé d’une énergie ardente et d’une vigueur communicative. Et ceux qui les ont vu sur scène le lendemain peuvent en attester, voilà du bon gros rock’n’roll comme on l’aime, sans prétention. Et bam, la grosse claque. Équivalente à celle qu’a reçue le bassiste dans son plus simple appareil des mains d’un de mes potes –accessoirement grand dj devant l’éternel et rock star léopard- lorsque celui-ci le fit monter sur scène. Le cul de Johnny s’en souvient encore ! A coup sûr un des meilleurs concerts du festival et je peux vous dire qu’il y en avait plein et des très bons.  The Bitter Sweet Kicks 2Les deux EPs à écouter librement sur leur site témoignent que, au-delà de leurs prestations scéniques survoltées, les gars sont pertinents au travers de compos bien ficelées, toujours efficaces même si la puissance est moindre qu’en live. Alors maintenant, vous allez me faire plaisir d’écouter tout ça et d’aller les voir en concert dès qu’ils reviennent dans nos contrées, possiblement l’été prochain.

« It’s only rock’n’roll and I like it » disait l’autre, et il n’avait pas tout à fait tord !

 

 

 

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