[ROCK ON THE WILD SIDE] By N.C #6 – The Spyrals

Depuis un petit bout de temps, une question taraude les nervures et entrelacements gélatineux qui semblent constituer l’ineffable complexité de mon cerveau.  Alors que nous entamons le mois de Juin à coup de verveine citronnée et de pot au feu, existerait-il une chanson qui pourrait foutre un bon coup de boule aux vicissitudes du spleen hivernal ?

the-spyrals-lonely-eyes-these-3-dudes-are-taking-the-old-city-334400-475-475_largeL’écoute de Out of sight, chanson titre du prochain album des Spyrals, dont la sortie est prévue pour le 25 Juin prochain sur Mock Records, pourrait bien être la clé. Le sourire en coin, le trio de San Francisco laisse exploser une petite bombe de deux minutes cinquante qui ravira tous celles et ceux qui ont envie de déguerpir à toute allure, à sauter partout contre les murs, les cheveux en tornade. Joyeux présage pour l’album à venir, dont 500 impressions vinyles rouges sont, soit dit en passant, en pré vente sur bandcamp.
D’entrée, on reconnait les sons sombre et inquiétant qui caractérisent leur musique, sorte de blues garage psyché, à la croisée des spyralschemins entre les sonorités américaines des années 60 propre à des groupes tels que Creedence Clearwater Revival ou The 13th Floor Elevators, et le Rythm’n’Blues fiévreux des anglais des Animals. Le premier album éponyme et les différents EPs sortis ces quatre dernières années nous avaient enchantés par la maîtrise et le mélange de ces diverses influences. On y retrouvait une basse lourde et envoutante, des riffs cinglants parfois magnifiés par une guitare acoustique en arrière fond, des chansons élancées et hypnotiques. Big beat, harmonica frénétique et tambourins qui frétillent. Au rythme entêtant d’une folle transe des bas fonds, Bo Diddley n’est alors pas loin d’apparaitre, claquant des pieds dans les flaques d’eau boueuses, tournoyant un hula hoop sur ses hanches saccadées. Sans révolutionner le genre, The Spyrals reste sobre et efficace. Et, on ne leur demande pas mieux que la tension issue de cette danse à la fois brute et cristalline.

Out of sight, nouvelle chanson dévoilée avec panache par Jeff Lewis (voix/guitare), Elliot Kiger (batterie) et la nouvelle venue Dylan Edrich (basse) sonne ainsi comme une belle promesse. Rapide et intense. Certes, cela ne pourra me faire oublier la tristesse que j’ai ressenti à l’annonce de l’annulation de la tournée de Sixto Rodriguez, ni même le gout des cerises trop fade pour cause de trop peu de soleil (sans dec’), mais je peux vous assurer que la musique des Spyrals couvre parfaitement les voix de mes voisines à tendances psychotiques qui braillent contre le vent à 6h22 du mat’ (oui oui exactement). Et ça, c’est déjà pas mal !

« Trying to please »

« Disguise »

« The Rain »

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