[Rencontre avec…] Askehoug

Askehouglight

Askehoug était de passage par le Festival Alors… CHANTE ! où il a reçu le prix de Coup de Coeur 2013 de l’Académie Charles Cros. Rencontre.

Tu as déjà un parcours musical bien rempli, avec plusieurs groupes à ton actif et de la musique de film ou de théâtre. Qu’est- ce que tu as cherché et trouvé de nouveau en te lançant en solo, à ton nom ?

D’abord le fait de devenir chanteur, de pas être seulement le musicien des chanteurs… Prendre plus de risque, ressentir le frisson. Ca obéit à des règles que je trouve passionnantes à découvrir. En fait on commence par faire les chœurs et on te dit c’est pas mal, mais il a fallu du temps de prendre conscience, de se dire que ca pouvait plaire à des gens. Ca a été progressif, j’avais plus de trente ans.

-Comment passe-t-on du statut de petit garçon pianiste à celui de bassiste d’un groupe de punk… ? Comment es-tu arrivé à la musique, et qu’est ce qui t’as fait dévié du chemin traditionnel ?

C’est la curiosité, d’essayer plusieurs métiers, plusieurs costumes. Et le costume de chanteur il est plutôt rigolo. Mais je ne viens pas vraiment du classique, j’ai pris des cours étant enfant, et puis j’ai continué en autodidacte, à l’oreille. A 14 ans j’ai voulu faire de  la guitare parce que j’étais un garçon et que ca faisait plus rock. Mes parents ont voulu la guitare classique donc j’en ai fait, mais en mauvais élève. Et je me suis payé une guitare électrique pour mon anniversaire. Puis la basse, et la contrebasse, puis je suis revenu au piano… Je me suis baladé.

-On dit de toi que tu mêles dandisme et rock’n roll, un côté« smart and piggy » (2009) ? … Tu peux expliquer ? Ca correspond bien à ce que tu fais ?

C’est bizarre parce que je n’ai pas réflechi plus que ca, je n’ai pas crée un personnage de toute piece. J’ai juste amplifié certaions aspects de ma personnalité que je ne m’aurtorise pas dans la vie.J’aime juste marier des choses qu’on ne voit pas se marier au premier abord. Et puis brouiller les pistes.

Quelles évolutions selon toi entre ce premier album et ‘’Je te terai un jeudi » ?

On l’a travaillé beaucoup plus professionnellement le deuxième. Sur le premier j’ai tout fait, j’ai même mixé ma propre voix, donc je l’ai sous-mixé parce qu’on sait pas trop, on a tendance à la cacher. J’assumais pas certains défauts de voix. Sur le deuxième on avait un ingénieur du son, et l’ensemble avait muri. Un peu moins rigolade, moins patchwork, qui s’assume plus. J’ai moins de pudeur par rapport au rôle de chanteur.

-Tu dis qu’Askehoug, c’est toi en libéré, en non autorisé… Tu n’es pas dans la vie comme sur scène ?

Ben y’a moins d’interdits sur scène. On peut se mettre torse nu, gueuler des insanités. Je suis pas comme ça dans la vie ! Mais j’assume plus ce côté-là. Et la scène c’est une vraie récréation avec un retour agréable du public.

-Les prochaines scènes ?

Paris d’abord, et puis trois jours autour de Cahors fin mai, et retour à Cahors.

-Et le prochain album, en préparation ? Il parlera de quoi ?

Ça part dans tous les sens pour l’instant, il n’y a pas encore de direction générale. Il devrait voir le jour d’ici un an…

 Quelques questions courtes pour finir.  Que serais tu aujourd’hui si tu n’étais pas devenu musicien ?

Sciences po, ou avocat. Mes parents voulaient que j’ai un vrai métier, je ne suis pas issu d’une famille d’artiste. Il a fallu du temps pour qu’ils y croient. D’autant que j’ai fait des études d’art, alors ils m’auraient aussi vu graphiste…

 Qu’est-ce qui t’a fait dévier ?

Un lourd traumatisme dans l’enfance… ! Une faille, un manque d’amour…  Non, je ne suis pas un artiste maudit ! J’ai aimé je crois l’aspect communautaire du métier, le voyage…

Avec quel artiste disparu aurais-tu aimé partager une scène et laquelle ?

Ah ben Baschung ! En plus il était très humain, délicat, attentif aux gens avec qui il travaillait.

Même question que précédemment mais avec un artiste vivant ?

J’adorerais rencontrer Jean Rochefort ! Mais chanter avec Philippe Katherine, ca serait incroyable…

 Ton dernier concert en tant que spectateur ?

Narrow Terence, un groupe que j’aime beaucoup.

 Et le tout premier, c’était pour qui ?

J’ai vécu dans l’Yonne donc il n’y avait pas de concert. Je me souviens d’un groupe de rock en Bretagne pendant les vacances. Mais surtout un concert des Pink Floyd avec mon père, à Versailles. J’avais 15-16 ans. Y’avait 200000 personnes, le public à fond, j’arrivais de la campagne, et j’ai pris une claque. Intérieurement je me suis dit que je voulais faire ce métier…

Quel est selon toi le côté le moins funky de ton métier ?

Les sandwichs en triangle sur les stations service. Et le manque de sommeil. Les conditions pour dormir sont pas extra… A trois dans une chambre d’hôtel avec les ronflements des copains…

 Et qu’est ce que tu écoutes en ce moment ?

Je réécoute Divine Comedy. Et en français Bertrand Belin, c’est élégant, j’aime… Et Barbara Carlotti, une belle voix et elle écrit bien.

 askehoug

Propos recueillis par Cathy

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Une réflexion sur “[Rencontre avec…] Askehoug

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