[Rock on the Wild Side] by N.C. #4 – White Fence

Sous le nom de White Fence se cache un seul et unique homme, le dénommé Tim Presley, petit prince de la scène indé basé à Los Angeles. Après avoir arpenté pendant plusieurs années les caves sombres et poisseuses de la city avec feu Nerve Agents et fait guincher les punks hardcores du coin, le gars se consacre désormais à sa passion pour le son folk psyché des 60’s en solo et avec ses groupes Darker My Love et Strange Boys. Essuyées les crêtes teintées aux litrons de bière, le voilà maintenant enveloppé de lights shows, couleurs minérales mouvantes sur le visage, le cheveu toujours gras mais plus volatil.

white fence

Mais, ne croyez pas pour autant qu’il se soit assagi ou même assoupi la tête dans un coussin en soi du Tadjikistan, auréolé d’un nuage de patchouli, bercé par la lumière chaude et lactée du soleil californien. Nan, point de flânerie ici. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne chôme pas. Cinq albums depuis 2010, dont un en collaboration avec le génialissime Ty Segall, et enfin un sixième Cyclops Reap, sorti au début du mois dernier sur Castle Face Records. Celui-ci devait être une sorte de compilation composée de « vieilles » chansons non sélectionnées lors de ses précédents albums. Visiblement bien inspiré, Presley décida de jeter l’idée aux oubliettes et boucla le dit album avec de nouvelles chansons peaufinées par ses soins et enregistrées comme à son habitude sur quatre pistes et à la maison, excepté « Make them dinner at our shoes ».  On y retrouve avec bonheur tous les éléments qui nous avaient enchantés jusqu’alors. La douceur acoustique des guitares folk, les mélodies acérées à la Velvet, les décharges brulantes de fuzz qui vous ramèneraient presque du coté des collines endiablées de San Francisco et du Haight Ashbury district version 1966.white fence 2 La voix, sorte de mélange hybride entre un John Lennon enrhummé et Syd Barrett, est rendue lointaine et aérienne par l’utilisation de la reverb, si bien que les paroles abstraites et poétiques peuvent parfois se noyer au travers des flux sonores. Echos et distorsions font sens dans l’univers de White Fence. Les sons s’imbriquent de manière subtile et reflètent les différentes influences qui animent Presley. Ce qui fait son talent, c’est sa capacité à marier l’essence crue du punk garage et le gout sucré de la pop nimbée de country folk amère, dans un choc schizophrénique assumé. En un souffle, les formes changent, virevoltent, se rétrécissent ou s’épaississent, glissent du chaud au froid, du soyeux au saillant. Expérience sous acide ou voyage intergalactique dans les tréfonds des possibles de tes méninges. Mais, la confusion n’est qu’apparente. Les bruits se mélangent et reviennent comme si tu faisais défiler les stations de radios à toute allure jusqu’à créer un tout, un chaos structuré. Mimétisme étrange ou songe éveillé, White Fence déroute avec délectation, avec encore et toujours de jolie mélodies barrées planquées sous le bras, et ce pour notre plus grand plaisir.  

« To the boy I jumped in the hemlock alley »

« Pink gorilla »

« White cat »

« Time »

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